Résidence secondaire

Le fait d’acheter une résidence secondaire ne profite d’aucune aides à l’acquisition existantes. – Pixabay

Sur le papier, le fait d’investir dans une résidence secondaire revêt quantité d’avantages. D’une part, parce qu’il s’agit d’un placement immobilier et qu’en tant que tel, il est intéressant de miser dessus sur le long terme. D’autre part, parce que les conditions de crédit se révèlent si exceptionnelles depuis quelque temps qu’elles facilitent mathématiquement l’acquisition à l’heure où les prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter. Surtout dans les grandes métropoles.

On le sait, le fait d’investir dans la pierre – qu’il s’agisse d’acheter une résidence principale ou secondaire, ou bien d’investir en vue de louer – constitue, selon les professionnels du secteur, un placement de « bon père de famille ». Sauf que derrière ce paysage sans nuage, se cache malgré tout quelques cumulus qu’il importe d’observer avec des jumelles avant d’acheter un second pied-à-terre.

Investir dans une résidence secondaire: le choix de l’emplacement

Si la règle d’or lorsque l’on se lance dans l’acquisition d’une résidence principale, n’est autre que : « l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement ». Il en est de même pour l’achat d’une résidence secondaire.

Qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement, ou que le bien visé soit situé à la mer, à la campagne ou à la montagne, il ne faut négliger ni son accessibilité (gare à proximité, autoroutes, etc.), encore moins sa rentabilité. Or pour que le logement en question le soit, il convient de pouvoir y aller fréquemment. D’où l’intérêt que celui-ci soit situé dans une ville (ou non loin d’une ville) bien desservie. Se renseigner sur l’essor que connaît la région sur laquelle vous avez jeté votre dévolu est essentiel. Il est également vivement recommandé de disposer d’une vision précise des commerces de proximité et des loisirs et de se renseigner, pour ce faire, auprès de l’office de tourisme de la ville.

Se rendre sur place en dehors des périodes de forte fréquentation comme les vacances d’été peut, enfin, s’avérer utile. L’objectif étant de s’assurer que le bien en question ne perdra pas de sa superbe en cas de revente. Autrement dit : qu’il se vendra facilement et rapidement, notamment parce qu’il est bien situé.

Investir dans une résidence secondaire: prudence avec les frais d’entretien

En investissant dans une résidence secondaire, il convient forcément de considérer en amont des frais d’entretien. Rénovation, isolation, mise aux normes électriques… Ils sont légion. Or, ces fameux frais d’entretien peuvent très vite peser dans le portefeuille des acquéreurs. D’où la nécessité de financièrement les anticiper.

De manière générale, les professionnels du secteur considèrent que le coût annuel d’une résidence secondaire oscille entre 1 et 3% de sa valeur. Cela concerne principalement le chauffage, l’eau, l’électricité ou bien encore le téléphone.

Comme pour une résidence principale, les impôts locaux et les charges de copropriété sont à prévoir. Sachez enfin qu’il est possible d’étendre votre assurance habitation multirisques à votre résidence secondaire ou bien de souscrire une assurance dédiée à ce second bien. Là encore, des frais mensuels sont à considérer avant tout investissement.

Investir dans une résidence secondaire: aucune aide fiscale

Ultime aspect à observer avant d’acheter un second pied-à-terre : la fiscalité. Pour le coup, ne comptez pas sur une quelconque aide financière émanant de l’Etat. En réalité, ce type d’investissement immobilier ne profite d’aucune aides à l’acquisition existantes.

Au revoir donc Pinel et autre PTZ. Oubliez également les éventuelles exonérations fiscales en matière de taxes locales. Quant au fait de bénéficier d’une potentielle réduction d’impôt sur le revenu suite à l’achat d’une résidence secondaire, cela relève également de la pure utopie. Aucune décote de 20% sur la valeur du logement pour le calcul de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) n’est prévue.

Enfin, si vous tabliez sur le fait de disposer d’un crédit d’impôt pour tout ce qui concerne les dépenses d’équipement de votre bien (chaudière, panneaux solaires, etc.), sachez que, là-encore, il n’en sera rien.

Résultat : si le fait d’investir dans la pierre demeure un placement rentable à long terme (si tant est que le bien concerné soit judicieusement situé), les dépenses liées à cet investissement ainsi que la fiscalité élevée appliquée par la suite, peuvent clairement nuire à la réussite d’une telle opération. Autant donc les anticiper.