Les leaders du Congrès américain sont parvenus à un accord évitant la paralysie budgétaire.

Les leaders du Congrès américain sont parvenus à un accord évitant la paralysie budgétaire. – Saul Loeb – AFP

Les leaders du Congrès américain sont parvenus à un accord évitant la paralysie budgétaire et garantissant le financement de l’État fédéral jusqu’à fin septembre. Un accord que les parlementaires ont jusqu’à vendredi pour voter, a-t-on appris dimanche auprès du Congrès.

Le Congrès américain, dominé par les républicains, avait déjà passé à une large majorité vendredi une loi budgétaire évitant in extremis une paralysie des administrations fédérales américaines. Mais ce texte initial ne prolongeait le financement de l’État fédéral que pour une semaine, soit jusqu’à vendredi soir.

Cette nouvelle loi budgétaire, qui permettra à l’État fédéral de fonctionner jusqu’à la fin de l’année fiscale, comprend notamment une somme de 1,5 milliard de dollars pour améliorer la sécurité aux frontières, même si aucun financement n’est prévu pour le projet de mur du président Donald Trump entre le Mexique et les États-Unis.

Les démocrates font entendre leur voix

Les détails précis de cette loi budgétaire, ligne par ligne, pour la Défense ou l’Agriculture par exemple, n’étaient pas disponibles dimanche soir.

« Cet accord est un bon accord pour le peuple américain, et il fait disparaître la crainte d’une paralysie budgétaire du gouvernement fédéral », a déclaré le leader du parti démocrate au Sénat, Chuck Schumer, dans un communiqué. « Ce texte garantit que les impôts de nos concitoyens ne seront pas utilisés pour financer un mur inutile (…) et augmente le financement de programmes sur lesquels compte la classe moyenne, comme la recherche médicale, l’éducation et les infrastructures », a ajouté le dirigeant.

Les démocrates avaient en effet averti les républicains qu’ils bloqueraient tout texte qui inclurait des fonds pour construire le mur à la frontière avec le Mexique, promesse de campagne de Donald Trump, ou toute clause qui supprimerait des subventions aux compagnies d’assurance dans le cadre de la loi sur la santé Obamacare.

Ce texte devrait donc éviter un nouveau « shutdown » comme en octobre 2013, quand des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux avaient dû rester chez eux pendant plus de deux semaines, faute de financement. Aux États-Unis, l’État fédéral ne peut fonctionner sans que le Congrès ait voté ses crédits de fonctionnement.