Frédéric de Gombert, PDG et cofondateur d'Akeneo

Frédéric de Gombert, PDG et cofondateur d’Akeneo –

Spendesk : 35 millions d’euros. JobTeaser : 50 millions d’euros. Akeneo 41 millions d’euros. Inotrem 39 millions d’euros. Cette semaine, la French tech était à l’honneur avec une série de levées de fonds impressionnante, pour des entreprises de pointe qui proposent souvent des services plutôt techniques. « Quand vous analysez les start-up qui ont levé récemment, ce ne sont pas des activités qui sont complétement fantasques » remarque Frédéric de Gombert, PDG et cofondateur d’Akeneo, invité ce vendredi sur le plateau de Good Morning Business. « C’est un peu la spécialité de la French tech, c’est de répondre à des besoins qui ne sont pas toujours très sexy mais qui correspondent à des besoins de la vraie vie. »

Akeneo propose, par exemple, aux marques d’enrichir leurs fiches produits. Spendesk, de son côté s’occupe de la gestion des paiements au sein des entreprises. « Enfin, la French tech se réveille et se développe. Donc on peut en être fier » se félicite Frédéric de Gombert.

En attendant le Next40

Cette semaine est aussi le reflet d’un début d’année particulièrement fructueux en France. Entre janvier et juillet 2019, les start-up françaises ont levé un total de 2,8 milliards d’euros, soit une hausse de 43% par rapport à l’an dernier.

Surtout, ces opérations interviennent à quelques jours du lancement de Next40, un indice qui va rassembler les start-up françaises les plus prometteuses. L’enjeu, pour la place française, c’est maintenant de transformer l’essai avec de grosses opérations de sortie comme des fusions-acquisitions ou des introductions en Bourse, qui sont pour l’instant le talon d’Achille de la French tech. Emmanuel Macron devrait faire des annonces mardi prochain, à la veille du France Digitale Day.