Pannier-Runacher

12,4 milliards d’euros. C’est désormais la facture de l’EPR de Flamanville, qui n’en finit plus de grimper. De quoi se poser de sérieuses questions sur la viabilité de cette technologie nucléaire française ? « Je crois qu’il ne faut pas enterrer l’EPR tout de suite » tranche Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État à l’économie sur le plateau de Good Morning Business. « Il faut aller au bout de ce projet. Nous avons demandé à Jean-Martin Folz (ex-PDG de PSA) un rapport d’audit pour fin octobre parce qu’on veut comprendre, pourquoi de tels écarts, et de budget et de délai. »

« Est-ce que ce sont des difficultés qui ne se reproduiraient plus si on devait lancer de nouveaux projets et que c’est (…) la courbe d’apprentissage ? Est-ce qu’il y a des problèmes d’organisation ? Est-ce qu’il y a des problèmes de compétences ? » s’interroge-t-elle.

« Rester une grande puissance industrielle nucléaire »

Mais, le gouvernement ne veut pas se voiler la face. « Il faut avoir une vision sur le socle critique de nos compétences dans le nucléaire, s’assurer qu’on les maintienne parce que si elles s’effritent progressivement, là on aura un problème pour rebondir derrière » prévient-elle. « On est confronté à des difficultés mais je ne pense pas qu’on ait passé un point critique et tout le sujet, c’est de ne pas passer un point critique. C’est une des grandes préoccupations de Bruno Le Maire, c’est une des grandes préoccupations du Premier ministre aussi. »

« Le sujet de rester une grande puissance industrielle nucléaire, capable d’avoir une offre industrielle forte avec des sous-traitants, est évidemment très importante et nous allons faire en sorte que cette offre nucléaire soit maintenue » assure-t-elle.