Conforama

DENIS CHARLET / AFP

« On est dans le fantasme intégral », affirme le PDG de Conforama dans un entretien au JDD. Interrogé sur la possibilité d’une vente par morceaux du groupe d’ameublement, Cédric Dugardin assure qu’une vente à la découpe « n’a aucun sens ».

Conforama, détenu par le groupe sud-africain Steinhoff, a annoncé le 2 juillet un plan de restructuration. Il prévoit la suppression de 1 900 postes sur 8 229 salariés en CDI au 1er juin 2019, ainsi que la fermeture de 32 magasins de l’enseigne Conforama et 10 magasins Maison Dépôt. En cause: de lourdes pertes. Conforama France a perdu 500 millions d’euros en six ans, selon la direction.

« La force de Conforama en France c’est son réseau de magasins qui offre un bon maillage du territoire. Le vendre à la découpe n’a donc aucun sens », assure le PDG. Concernant l’hypothèse d’une cession du groupe en un bloc, « nous étudierons toutes les opportunités qui pourraient se présenter mais notre objectif est que Conforama puisse vivre seul », assure Cédric Dugardin.

« C’est un plan de transformation à 18 ou 24 mois. Les fermetures interviendront au cours du premier semestre 2020 » a précisé le dirigeant. Les départs des salariés seront quant à eux étalés jusqu’en 2021.

Les premiers échanges entre direction et représentants du personnel sur ce plan donnent lieu à de fortes tensions. Plusieurs syndicats ont dénoncé les mauvaises conditions d’organisation du comité central d’entreprise et ont décidé de ne pas y assister. En réaction, le PDG du groupe a estimé que « la politique de la chaise vide ne servirait pas la cause des salariés. Elle est inutile ».

Une première réunion de négociation sur les mesures d’accompagnement doit se tenir le mardi 16 juillet.