La Première ministre britannique Theresa May à Londres le 14 mars 2019 (AFP/Archives/Ben STANSALL)

La Première ministre britannique Theresa May a prévenu dimanche les parlementaires que s’ils n’approuvaient pas le traité de Brexit qu’elle a négocié, le Royaume-Uni risquait de ne pas quitter dans l’Union européenne « pendant des mois, si ce n’est jamais ».

Mme May cherche à faire adopter l’accord de divorce qu’elle a signé avec Bruxelles, mais que les députés ont déjà rejeté deux fois à une nette majorité.

Dans le Sunday Telegraph, elle a expliqué que si elle obtenait satisfaction avant un Conseil européen prévu jeudi, elle demanderait une « courte prolongation pour des raisons techniques » au-delà du 29 mars, date prévue du divorce.

Reconnaissant que ce n’était « pas une issue idéale », elle a estimé que ce serait « quelque chose qu’accepterait le peuple britannique si cela menait rapidement à réussir le Brexit ».

« L’alternative, si le Parlement ne valide pas l’accord d’ici là, est bien pire », a-t-elle poursuivi. A savoir que le Royaume-Uni devrait repousser sa sortie de l’Union européenne jusqu’à une date impossible à déterminer.

« L’idée que les Britanniques se rendent aux urnes pour élire des députés européens trois ans après avoir voté pour quitter l’UE est à peine supportable. Il ne saurait y avoir de symbole plus fort de l’échec collectif du Parlement », a-t-elle écrit.

Si les députés persistent à rejeter aussi bien l’accord négocié avec Bruxelles que la possibilité de sortir sans accord, « nous ne quitterons pas l’UE pendant des mois, si ce n’est jamais », d’après elle.

L’incertitude règne quant à la suite du processus, les Européens n’étant pas sûrs de vouloir reporter la sortie du Royaume-Uni s’ils ne voient pas plus de « clarté » dans les intentions de Londres.

© 2019 AFP